CamerounAu CAMEROUN Batonga:octroie des bourses: 20 filles (10 d’entre elles sont sur la photo) toutes orphelines du VIH/sida ou issue de familles touchées par le VIH/sida, ont reçu des bourses d’écoles secondaires ou post secondaires. Lorsqu’elles commenceront leur première année d’études secondaires au mois de septembre, la même bourse sera financée tous les ans par Batonga jusqu’à la fin de leur cycle d’études. Cette bourse couvrira les frais scolaires, uniformes et fournitures, ainsi que des programmes de mentorat et des activités de sensibilisation au sein de la communauté. Partenaire ONG sur place: African Action on AIDS (AAA) HistoriqueLa République du Cameroun en Afrique centrale est dotée de nombreuses choses, en particulier son peuple attaché à la paix et de grands joueurs de football. Elle a une abondance de ressources naturelles, à savoir des forêts tropicales, du pétrole et de l’agriculture. Néanmoins sa population est toujours pauvre. Avec quelques 250 langues parlées, une population de plus de 17 millions et une espérance de vie de 46 ans pour les hommes et de 47 ans pour les femmes, la vie reste difficile pour les pauvres. Presque la moitié de la population du pays a moins de 18 ans. Selon la Banque mondiale, le taux d’alphabétisme est de 77% pour les hommes de plus de 15 ans, comparé à 59% pour les femmes, bien que d’une manière générale, les statistiques camerounaises en matière d’éducation sont bien meilleures que celles de nombreux autres pays d’Afrique. Au Cameroun, l’enseignement primaire se déroule sur six ans et l’enseignement secondaire sur sept. En 2004 (la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles), 63% des enfants scolarisés avaient terminé le cycle primaire et 48% avaient démarré le cycle secondaire. En revanche, ce que ces chiffres ne montrent pas, se sont les disparités régionales. Dans l’extrême nord du pays, beaucoup moins de filles sont inscrites à l’école. Le taux d’abandon scolaire est plus élevé pour les filles que pour les garçons et le taux de continuation vers des écoles secondaires et au-delà est beaucoup plus bas pour les filles que pour les garçons. Le taux national d’abandon scolaire des filles est si élevé que, selon l’UNICEF, les taux d’inscriptions nets pour l’école secondaire est de seulement 20%. Les défis que présente l’éducation des filles sont semblables à ceux que connaissent d’autres pays où les coutumes culturelles locales donnent lieu à une faible demande en matière d’éducation et peu d’investissements publics dans ce secteur. Mais certains défis à l’éducation des filles existent uniquement au Cameroun. Par exemple, un certificat de naissance est nécessaire pour permettre aux enfants de passer l’examen final de l’école primaire. De nombreuses filles n’ont pas de certificats de naissances officiels et ne peuvent donc pas se disputer les places des écoles secondaires. Des efforts ont été réalisés au cours des dernières années à la fois pour améliorer la qualité de l’éducation et augmenter le nombre d’enfants inscrits à l’école, mais des injustices demeurent. Le Cameroun connait aussi l’un des taux les plus élevé de VIH/sida en Afrique centrale, dû en partie à son commerce de transport et à la taille et la promiscuité de ses forces armées. La ville côtière de Douala est un port en eau profonde, et les cargaisons à destination des terres intérieures (le Tchad, la République Centrafricaine et le nord du Nigéria) y sont au départ par camion. Le chemin emprunté par ces camions est devenu la première voie de transmission de la maladie, mais la promiscuité que connaissent d’autres secteurs a également contribué à la propagation du fléau. En 2003, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles, plus de 69.000 enfants étaient atteint du VIH/sida et plus de 210.000 orphelins avaient perdu leurs parents suite à cette maladie. De nombreuses familles touchées par le fléau sont issues des classes moyennes et urbaines, et leurs enfants, qui auraient pu constituer la prochaine génération de dirigeants, ont souffert de manière disproportionnée. Au Cameroun, Batonga aidera uniquement les filles orphelines du VIH/sida ou issues de familles touchées par la maladie, pour les aider à poursuivre une éducation secondaire et supérieure. |
Profils des pays![]() Statistiques du paysPopulation: 18,8 millions Revenu moyen par habitant: US$1.887 Taux d’infection du VIH/sida chez les adultes: 5,1% Taux d’alphabétisation des femmes adultes: 54% Enfants inscrits à l’école primaire: filles 78% | garçons 80% Enfants inscrits à l’école secondaire: filles 32% | garçons 34% Dépense d’éducation : 3,3% de GDP Orphelins: 1 million Indice du développement humain de l’ONU: 144 sur 177 Population: 18.8 millions source: CIA World Factbook date de la collecte des données: estimation pour juillet 2007 définition: estimation 18,879,301 Revenu moyen par habitant: US$1.887 source: Banque Mondiale date de la collecte des données: 2008 definition: le revenu national brut est la somme de la valeur ajoutée de tous les producteurs residents et de toutes les taxes sur les produits (moins les allocations) qui ne sont pas incluses dans l’estimation de la production, plus la reception nette du revenu principal (compensation des employés et les revenues de biens) venant de l’étranger. On calcule le taux par habitant en divisant le RNB par la population au milieu de l’année. Le RNB par habitant en dollars américains est converti selon la méthode de l’Atlas de la Banque Mondiale. Taux d’infection du VIH/sida chez les adultes: 5,1% source: Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) date de la collecte des données: 2008 définition: Pourcentage d’adultes (15 à 49 ans) vivant avec le VIH/sida à la fin de l’année 2008. Taux d’alphabétisation des femmes adultes: 54% source: Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) date de la collecte des données: 2007 définition: Pourcentage des femmes de plus de 15 ans qui savent lire et écrire. Enfants inscrits à l’école primaire: filles 78% | garçons 80% source: Demographic and Health Surveys (DHS) et Multiple Indicator Cluster Surveys (MICS). date de la collecte des données: 2005 définition: Frequentation nette de l’école primaire – pourcentage d’enfants de la tranche d’âge qui correspond officiellement à la scolarisation primaire qui vont à l’école primaire. Ces données sont le resultat d’enquêtes nationales dans les foyers. Enfants inscrits à l’école secondaire: filles 32% | garçons 34% source: UNESCO date de la collecte des données: 2005 définition: Pourcentage d’enfants de la tranche d’âge qui correspond officiellement à la scolarisation secondaire qui vont à l’école secondaire. Ces données sont le resultat d’enquêtes nationales dans les foyers. Dépense d’éducation : 3,3% de GDP source : LA CIA date de Factbook Mondiale date de la collecte des données : 2006 définition : La dépense publique sur l’éducation comme un pourcent de GDP. Orphelins: 1 million source: ONUSIDA, UNICEF et USAID, Children on the Brink 2002 date de la collecte des données: estimation de 2005 définition: Enfants de 17 ans et en-deça, devenu orphelins à la suite de toutes sortes de circonstances. Indice du développement humain de l’ONU: 144 sur 177 source: Rapports mondiaux sur le développement humain, Programme des Nations Unies pour le développement date de la collecte des données: données de 2004 utilisées dans le rapport publié en 2006 définition: L’Indice de développement humain (IDH), publié dans le cadre des Rapports mondiaux sur le développement humain du PNUD est la mesure comparative de l’espérance de vie, de l’alphabétisation, de l’éducation et de la qualité de vie dans tous les pays du monde. C’est une façon standardisée de mesurer le bien-être, en particulier celui des enfants. Il permet de distinguer si un pays est développé, en cours de développement ou sous-développé, et peut également mesurer l’impact des politiques économiques sur la qualité de vie. 177 pays ont été classés de 1, pour le meilleur, à 177 pour le pire. |






